Eau additionnée d'alcool benzylique à 0,9 %, utilisée comme solvant de reconstitution des peptides lyophilisés en laboratoire. Le conservateur bactériostatique est ce qui autorise plusieurs perforations du bouchon, donc plusieurs prélèvements dans un même flacon. Flacon multidose de 10 ml. Usage laboratoire uniquement.
Domaines de recherche étudiés
- Reconstitution de peptides lyophilisés
- Solvant multi-usage laboratoire
- Conservation de solutions de recherche
Données techniques
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom | Eau bactériostatique (BAC Water) |
| Dosage | 10 ml |
| Séquence / composition | Eau + alcool benzylique 0,9 % |
| Poids moléculaire | — |
| N° CAS | 100-51-6 (alcool benzylique) |
| Cible / mécanisme | Solvant de reconstitution (usage laboratoire) |
| Forme | Solution stérile en flacon multidose |
| Conservateur | Alcool benzylique 0,9 % |
Eau bactériostatique ou eau stérile : la différence qui compte
C'est la confusion la plus coûteuse au laboratoire, parce qu'elle ne se voit pas : les deux liquides sont transparents, se présentent en flacon et portent tous deux la mention « stérile ». La différence tient à une seule ligne de composition.
L'eau stérile pour préparation injectable ne contient aucun conservateur. Elle est stérile au moment où le flacon est scellé, et elle le reste tant que le bouchon n'a pas été percé. Dès la première perforation, plus rien ne s'oppose à la prolifération d'un contaminant introduit par l'aiguille ou présent en surface du septum. Une telle eau n'autorise donc qu'un seul prélèvement, le reste du flacon étant destiné à être écarté.
L'eau bactériostatique contient 0,9 % d'alcool benzylique. Cet agent bactériostatique n'est pas un stérilisant : il ne détruit pas ce qui est déjà présent, il inhibe la multiplication des micro-organismes susceptibles d'être introduits au fil des manipulations. C'est précisément ce qui rend le flacon multidose : le bouchon peut être percé plusieurs fois, sur plusieurs jours, sans que chaque perforation compromette le contenu restant.
La règle qui en découle est simple. Un flacon de peptide lyophilisé destiné à des prélèvements répétés se reconstitue à l'eau bactériostatique. L'eau stérile simple ne convient que si l'intégralité du flacon reconstitué est consommée en une fois — cas rare en pratique de recherche, où un flacon de 5 mg fournit couramment vingt prélèvements.
Un troisième liquide traîne parfois dans les protocoles : l'eau pour préparation injectable non stérile, ou l'eau ultrapure de paillasse. Aucune des deux n'est un solvant de reconstitution acceptable pour une solution destinée à être conservée.
Comment l'utiliser pour reconstituer un lyophilisat
Le piège ici n'est pas le choix du solvant, c'est le geste. Un lyophilisat correctement reconstitué se dissout seul, sans aide mécanique.
1. Essuyer le bouchon des deux flacons — le solvant et le peptide — et les laisser sécher avant toute perforation.
2. Prélever le volume voulu d'eau bactériostatique avec une seringue neuve, en purgeant les bulles avant de retirer l'aiguille.
3. Ajouter le solvant lentement, le long de la paroi interne du flacon de peptide, en inclinant légèrement celui-ci. Le liquide doit couler sur le verre, jamais tomber en jet direct sur la poudre.
4. Laisser couler, puis laisser reposer une à deux minutes. La majeure partie du lyophilisat se dissout d'elle-même.
5. Rotation douce du flacon entre les doigts si un résidu subsiste. Ni agitation vigoureuse, ni vortex : le cisaillement mécanique dénature les peptides, et une solution qui mousse est le signe visible que la structure a été malmenée.
Un flacon de 10 ml permet de reconstituer plusieurs flacons de peptide. À raison de 2 ml par flacon de 5 mg, un seul flacon de solvant couvre cinq reconstitutions.
Un exemple chiffré
Le volume de solvant ne détermine pas la quantité de peptide disponible — il détermine la concentration, donc le volume à prélever.
Avec 2 ml d'eau bactériostatique dans un flacon de 5 mg :
- concentration obtenue : 5 mg ÷ 2 ml = 2,5 mg/ml, soit 2 500 mcg/ml ;
- sur une seringue U-100, 1 ml correspond à 100 UI de graduation, donc 10 UI = 0,1 ml = 250 mcg ;
- le flacon fournit 20 prélèvements de 10 UI.
Le point qui piège le plus souvent : le volume d'eau ne change jamais la masse de peptide contenue dans le flacon. Reconstituer le même flacon de 5 mg avec 1 ml au lieu de 2 ml donne 5 mg/ml au lieu de 2,5 mg/ml — la même masse totale, dans un volume deux fois plus petit. Seule la graduation à prélever change ; elle est divisée par deux.
Pour vérifier un autre volume ou une autre capacité de seringue, notre calculateur de reconstitution fait le calcul en direct et affiche la graduation correspondante.
Conservation
Flacon non entamé : température ambiante, à l'abri de la lumière directe et des variations thermiques marquées. Aucune réfrigération n'est nécessaire tant que le septum est intact.
Après la première perforation : réfrigération à 2–8 °C recommandée, flacon debout, bouchon essuyé avant chaque nouvelle perforation. L'alcool benzylique inhibe la prolifération microbienne, il ne la supprime pas indéfiniment — un flacon entamé s'utilise sur une fenêtre courte, et un flacon dont le contenu présente un trouble, une coloration ou une particule en suspension est écarté sans discussion.
Ces indications concernent le solvant lui-même. La durée de conservation d'un peptide une fois reconstitué relève de la fiche du peptide concerné et suit sa propre référence.
Erreurs fréquentes
- Reconstituer un flacon multidose à l'eau stérile. Sans conservateur, la solution n'est plus protégée dès la deuxième perforation du bouchon.
- Verser le solvant en jet direct sur la poudre. Le lyophilisat doit être mouillé progressivement par un filet coulant le long de la paroi.
- Vortexer ou secouer le flacon pour « accélérer » la dissolution. Le cisaillement dénature les peptides ; la mousse en est le signal visible.
- Réutiliser la même seringue pour prélever le solvant. Chaque prélèvement dans le flacon multidose se fait avec une aiguille neuve, sur un septum essuyé.
- Laisser un flacon entamé à température ambiante. Le conservateur ralentit la contamination, la réfrigération après ouverture reste la règle.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre eau bactériostatique et eau stérile ?
L'eau bactériostatique contient 0,9 % d'alcool benzylique, un conservateur qui inhibe la multiplication des micro-organismes et permet donc de percer le bouchon plusieurs fois. L'eau stérile pour préparation injectable ne contient aucun conservateur : elle n'autorise qu'un seul prélèvement, le reste du flacon étant destiné à être écarté.
Pourquoi parle-t-on de flacon multidose ?
Parce que le conservateur protège le contenu restant après chaque perforation du septum. C'est cette propriété, et elle seule, qui rend possibles des prélèvements répétés sur plusieurs jours dans un même flacon.
L'alcool benzylique stérilise-t-il la solution ?
Non, et c'est une distinction importante. Un agent bactériostatique empêche la prolifération des micro-organismes, il ne détruit pas ceux qui seraient déjà présents. Il complète l'asepsie des gestes, il ne la remplace pas.
Combien de flacons de peptide un flacon de 10 ml permet-il de reconstituer ?
Cela dépend du volume retenu par flacon. À raison de 2 ml par flacon de 5 mg, un flacon de 10 ml couvre cinq reconstitutions.
Quelle concentration obtient-on avec 2 ml dans un flacon de 5 mg ?
2,5 mg/ml, soit 2 500 mcg/ml. Sur une seringue U-100, 10 UI de graduation correspondent alors à 0,1 ml et à 250 mcg, ce qui donne 20 prélèvements par flacon.
Le volume d'eau utilisé change-t-il la quantité de peptide disponible ?
Non. La masse contenue dans le flacon est fixée par le lyophilisat, pas par le solvant. Un volume plus faible donne une concentration plus élevée et une graduation à prélever plus petite, pour la même masse totale.
Comment ajouter le solvant sans dégrader le peptide ?
En le faisant couler lentement le long de la paroi interne du flacon incliné, puis en laissant reposer une à deux minutes. Si un résidu subsiste, une rotation douce suffit — ni agitation vigoureuse, ni vortex, le cisaillement dénaturant les peptides.
Faut-il réfrigérer le flacon d'eau bactériostatique ?
Le flacon non entamé se conserve à température ambiante, à l'abri de la lumière. Après la première perforation, la réfrigération à 2–8 °C est recommandée et le flacon s'utilise sur une fenêtre courte.
Que faire si la solution devient trouble ou colorée ?
Le flacon est écarté. Un trouble, une coloration ou une particule en suspension indiquent que le contenu n'est plus exploitable, quel que soit le temps écoulé depuis l'ouverture.
Dans quel cadre ce produit peut-il être utilisé ?
Exclusivement pour la recherche en laboratoire et in vitro. Il n'est destiné ni à la consommation humaine ou animale, ni à un usage diagnostique ou thérapeutique.
NEXUS Quality Standard
Chaque composé de recherche NEXUS est produit sous des procédures de contrôle qualité strictes. Chaque lot est soumis à des tests analytiques indépendants pour vérifier : identité du composé, précision de la teneur, pureté, sécurité microbiologique, niveaux d'endotoxines, dépistage des métaux lourds et traçabilité complète.
Réservé à la recherche en laboratoire. BAC Water 10ml ne convient pas à la consommation humaine ou animale. Ni médicament, ni aliment, ni cosmétique. À manipuler par du personnel qualifié conformément à la réglementation applicable.