Peptide de 15 acides aminés dérivé d'une protéine gastrique protectrice, très étudié en recherche pour son rôle dans les modèles d'angiogenèse et de réparation des tissus conjonctifs et digestifs. Poudre lyophilisée stable. Destiné exclusivement à la recherche en laboratoire.
Domaines de recherche étudiés
- Angiogenèse in vitro
- Modèles de réparation tendon / muscle
- Intégrité de la muqueuse gastro-intestinale (modèles)
Données techniques
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom | BPC-157 |
| Dosage | 5 / 10 mg |
| Séquence / composition | Gly-Glu-Pro-Pro-Pro-Gly-Lys-Pro-Ala-Asp-Asp-Ala-Gly-Leu-Val |
| Formule brute | C₆₂H₉₈N₁₆O₂₂ |
| Poids moléculaire | ≈ 1 419,5 Da |
| N° CAS | 137525-51-0 |
| Cible / mécanisme | Voies de l'angiogenèse et de la réparation tissulaire |
| Forme | Poudre lyophilisée (sauf mention contraire) |
| Pureté | ≥ 99 % (HPLC) — voir COA du lot |
Ce qui distingue le BPC-157 des autres peptides de réparation
Le sigle BPC signifie Body Protection Compound. La molécule est un pentadécapeptide — quinze acides aminés — correspondant à un fragment partiel d'une protéine identifiée dans le suc gastrique humain.
Le point qui étonne le plus souvent : sa stabilité. Là où la plupart des peptides s'hydrolysent rapidement, le BPC-157 résiste relativement bien à la dégradation enzymatique et se maintient dans l'environnement acide du suc gastrique, comme le documentent les études pharmacocinétiques précliniques. C'est cette robustesse inhabituelle qui en a fait un objet d'étude privilégié pendant plus de trente ans.
Conséquence pratique en laboratoire : le lyophilisat tolère mieux les manipulations que des peptides plus fragiles. Cela ne dispense d'aucune précaution — les règles de reconstitution et de conservation ci-dessous restent les mêmes.
Mécanisme d'action étudié
Les travaux mécanistiques convergent vers un axe central : la modulation de l'angiogenèse, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.
Une étude publiée dans Scientific Reports (2020), combinant des essais ex vivo sur anneaux d'aorte de rat et in vitro sur cellules endothéliales humaines (HUVEC), a détaillé une voie de signalisation précise : le BPC-157 induirait la phosphorylation de la kinase Src, activant la cavéoline-1, ce qui libère la synthase endothéliale de l'oxyde nitrique (eNOS) de son état inhibé. Le résultat observé est une production accrue d'oxyde nitrique et une vasodilatation dépendante de l'endothélium.
En parallèle, plusieurs publications rapportent une surexpression et une activation du récepteur VEGFR2, acteur clé de la migration des cellules endothéliales. D'autres travaux évoquent une régulation des complexes FAK-paxilline, impliqués dans l'adhésion et la migration cellulaires.
Ces mécanismes restent des hypothèses de travail, décrites majoritairement sur modèles cellulaires et animaux.
Ce que montre la littérature — et ce qu'elle ne montre pas
L'écrasante majorité des données est préclinique : cultures cellulaires et rongeurs, principalement le rat. Les publications rapportent dans ces modèles une accélération apparente des processus de réparation, une meilleure survie et migration cellulaires, et des effets sur l'angiogenèse.
Une revue de 2025 dans Pharmaceuticals (MDPI) portant sur les tissus tendineux et musculaires conclut que les données humaines restent limitées et que la validation clinique est en attente.
Autrement dit : il n'existe à ce jour aucun essai clinique humain de grande envergure, randomisé et contrôlé, démontrant une efficacité. Quelques études humaines préliminaires, de petite taille et hétérogènes, sont mentionnées dans la littérature sans permettre de conclusion solide. C'est précisément pourquoi ce composé reste un réactif de recherche.
Reconstitution : un exemple chiffré
La reconstitution se fait à l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et autorise donc les prélèvements multiples.
Avec 2 mL d'eau bactériostatique :
- flacon de 10 mg → 10 ÷ 2 = 5 mg/mL, soit 5 000 mcg/mL. Sur une seringue U-100, 10 UI = 0,1 mL = 500 mcg ;
- flacon de 5 mg → 5 ÷ 2 = 2,5 mg/mL, soit 2 500 mcg/mL. Les mêmes 10 UI valent alors 250 mcg ;
- dans les deux cas, le flacon fournit 20 prélèvements de 10 UI.
Le point qui piège le plus souvent : le volume d'eau ne change jamais la quantité de peptide dans le flacon. Reconstituer 10 mg avec 1 mL au lieu de 2 mL donne 10 mg/mL au lieu de 5 mg/mL — la même masse totale, dans un volume deux fois plus petit. Seul le volume à prélever change.
Pour vérifier un autre volume ou une autre capacité de seringue, notre calculateur de reconstitution fait le calcul en direct et affiche la graduation à prélever.
Gestes à respecter : ajouter le solvant lentement le long de la paroi du flacon, laisser couler, puis rotation douce. Ni agitation vigoureuse, ni vortex — le cisaillement dénature les peptides.
Conservation
La poudre lyophilisée se conserve à -20 °C ou moins, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Non ouvert et conservé ainsi, le lyophilisat est stable sur plusieurs années.
Après reconstitution, stockage à 2–8 °C, à l'abri de la lumière : la durée de référence est de 28 jours. Pour une conservation plus longue, l'aliquotage en fractions congelées est préférable à des cycles de congélation-décongélation répétés sur le flacon principal.
Erreurs fréquentes en laboratoire
- Confondre les deux dosages au moment du calcul. À volume d'eau égal, un flacon de 10 mg donne une concentration double de celle d'un flacon de 5 mg — et le volume à prélever est divisé par deux.
- Utiliser de l'eau stérile pour un flacon destiné à des prélèvements multiples. Sans conservateur, la solution n'est plus protégée dès que le bouchon est percé plusieurs fois.
- Vortexer le flacon. L'agitation vigoureuse dénature les peptides, y compris ceux réputés stables. La rotation douce suffit.
- Recongeler la solution reconstituée à répétition. Chaque cycle dégrade une fraction du peptide. Aliquoter dès la reconstitution.
- Extrapoler les résultats de la littérature. Les données proviennent de modèles animaux ; elles ne se transposent pas.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le BPC-157 exactement ?
Un pentadécapeptide, c'est-à-dire une chaîne de quinze acides aminés (Gly-Glu-Pro-Pro-Pro-Gly-Lys-Pro-Ala-Asp-Asp-Ala-Gly-Leu-Val), correspondant à un fragment partiel d'une protéine identifiée dans le suc gastrique humain. Son nom vient de Body Protection Compound. Masse moléculaire d'environ 1 419,5 Da, n° CAS 137525-51-0.
Quelle différence entre le flacon de 5 mg et celui de 10 mg ?
Uniquement la quantité de peptide. La molécule, la pureté et le protocole de reconstitution sont identiques. À volume de solvant égal, le flacon de 10 mg donne une concentration deux fois plus élevée.
Quel est le mécanisme étudié ?
Principalement la modulation de l'angiogenèse. Une étude parue dans Scientific Reports en 2020 décrit une cascade Src puis cavéoline-1, qui libère la synthase endothéliale de l'oxyde nitrique et augmente la production de NO. Plusieurs publications rapportent en parallèle une activation du récepteur VEGFR2.
Existe-t-il des essais cliniques chez l'humain ?
Non, pas d'essai de grande envergure randomisé et contrôlé. La quasi-totalité des données disponibles est préclinique, issue de cultures cellulaires et de modèles rongeurs. Quelques études humaines préliminaires existent, trop petites et trop hétérogènes pour permettre une conclusion.
Pourquoi le BPC-157 est-il décrit comme particulièrement stable ?
Les études pharmacocinétiques précliniques rapportent une résistance inhabituelle à l'hydrolyse enzymatique et un maintien dans l'environnement acide du suc gastrique, là où beaucoup de peptides se dégradent rapidement.
Avec quoi le reconstituer ?
À l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et permet les prélèvements multiples. L'eau stérile simple ne convient pas dès lors que le flacon est percé plus d'une fois.
Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?
28 jours à 2–8 °C, à l'abri de la lumière — c'est la durée de référence retenue pour une fiole reconstituée. Au-delà, l'aliquotage congelé est préférable aux cycles de congélation-décongélation répétés.
Peut-on l'associer au TB-500 ?
C'est une association fréquente dans les protocoles de recherche sur la réparation tissulaire, les deux peptides étant étudiés sur des voies distinctes. Nous proposons des flacons combinés BPC-157 + TB-500 au catalogue.
Quelle est la pureté et comment est-elle vérifiée ?
Pureté ≥ 99 % vérifiée par HPLC. Un certificat d'analyse tiers est disponible pour chaque lot ; il précise l'identité du composé, la teneur, la pureté et les contrôles de sécurité microbiologique.
Dans quel cadre ce produit peut-il être utilisé ?
Exclusivement pour la recherche en laboratoire et in vitro. Il n'est destiné ni à la consommation humaine ou animale, ni à un usage diagnostique ou thérapeutique.
📚 Recherche approfondie
Consultez notre guide de recherche complet sur Body Protection Compound-157 10mg.
Lire l'article →NEXUS Quality Standard
Chaque composé de recherche NEXUS est produit sous des procédures de contrôle qualité strictes. Chaque lot est soumis à des tests analytiques indépendants pour vérifier : identité du composé, précision de la teneur, pureté, sécurité microbiologique, niveaux d'endotoxines, dépistage des métaux lourds et traçabilité complète.
Réservé à la recherche en laboratoire. Body Protection Compound-157 10mg ne convient pas à la consommation humaine ou animale. Ni médicament, ni aliment, ni cosmétique. À manipuler par du personnel qualifié conformément à la réglementation applicable.