Tripeptide complexé au cuivre, largement étudié en recherche dermatologique in vitro pour son rôle dans le remodelage de la matrice extracellulaire et la synthèse de collagène. Flacon de 50 mg, poudre lyophilisée bleutée caractéristique, pureté ≥ 99 % HPLC vérifiée par analyse tierce. Destiné à la recherche uniquement.
Domaines de recherche étudiés
- Synthèse de collagène in vitro
- Remodelage de la matrice extracellulaire
- Modèles de cicatrisation cutanée
Données techniques
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom | GHK-Cu (Cuivre GHK) |
| Dosage | 50 mg |
| Séquence / composition | Gly-His-Lys : complexe cuivre(II) |
| Poids moléculaire | ≈ 340,8 Da (GHK) + Cu |
| N° CAS | 49557-75-7 / 89030-95-5 |
| Cible / mécanisme | Remodelage matriciel, expression du collagène |
| Forme | Poudre lyophilisée (sauf mention contraire) |
| Pureté | ≥ 99 % (HPLC) — voir COA du lot |
GHK ou GHK-Cu : le cuivre n'est pas un additif
C'est la confusion la plus coûteuse sur cette molécule. Deux produits circulent sous des noms presque identiques : le GHK, tripeptide Gly-His-Lys seul, et le GHK-Cu, ce même tripeptide complexé à un ion cuivre(II). Ils ne sont pas interchangeables.
Le tripeptide GHK a été isolé du plasma humain au début des années 1970 par les travaux de Pickart et Thaler. Son intérêt tient à un motif chimique : la glycine N-terminale, l'azote peptidique déprotoné et l'imidazole de l'histidine forment un site de coordination qui chélate le cuivre(II) avec une affinité élevée — du même ordre, décrit la littérature, que le site de transport du cuivre de l'albumine sérique. GHK est donc d'abord un transporteur physiologique de cuivre, et la quasi-totalité des mécanismes rapportés concernent le complexe, pas le ligand nu.
Deux critères tranchent, vérifiables sans instrument sophistiqué :
| GHK (nu) | GHK-Cu (complexe) | |
| Aspect de la poudre | blanc à blanc cassé | bleu franc |
| Solution reconstituée | incolore | bleue |
| Masse attendue | ≈ 340,8 Da | ≈ 340,8 Da + ≈ 63,5 pour le cuivre |
La couleur n'est pas décorative : elle vient des transitions électroniques d du cuivre(II) coordonné. Une poudre étiquetée GHK-Cu qui arrive blanche, ou qui donne une solution incolore, pose une question qu'il faut poser au fournisseur. De même, un spectre de masse ne rapportant qu'un pic voisin de 340 Da décrit le peptide libre, pas le complexe.
Le cuivre étant redox-actif, la stabilité du complexe dépend aussi de son environnement chimique : un réducteur fort comme l'acide ascorbique, ou un chélateur concurrent comme l'EDTA, déplace l'équilibre et peut défaire le complexe.
Mécanisme d'action étudié
Apport de cuivre à des cuproenzymes. Le cuivre est le cofacteur de la lysyl oxydase, qui catalyse le pontage covalent des fibres de collagène et d'élastine, et de la superoxyde dismutase Cu/Zn. Le complexe est étudié comme vecteur de cet ion plutôt que comme molécule signal isolée.
Remodelage matriciel. In vitro, sur fibroblastes dermiques, la littérature décrit une stimulation de la synthèse du collagène de type I, de l'élastine, des glycosaminoglycanes et du décorine, associée à une modulation conjointe des métalloprotéinases matricielles (MMP) et de leurs inhibiteurs tissulaires (TIMP-1, TIMP-2). C'est l'équilibre synthèse/dégradation qui est décrit comme déplacé, pas seulement la production.
Modulation transcriptionnelle large. Des analyses transcriptomiques rapportées par Pickart et collaborateurs décrivent une modulation de l'expression d'un très grand nombre de gènes en présence du complexe, touchant la réparation tissulaire, l'inflammation et la réponse antioxydante — des corrélations transcriptionnelles issues de bases d'expression cellulaire, pas des effets cliniques. Les modèles de cicatrisation rapportent en outre une composante angiogénique, avec expression accrue du VEGF et du FGF-2.
Ce que montre la littérature
Le corpus est dense mais très majoritairement in vitro et préclinique : cultures de fibroblastes, explants cutanés, modèles animaux de cicatrisation. Sur ces modèles, les résultats sont cohérents d'une équipe à l'autre pour la synthèse matricielle et la vitesse de fermeture des plaies.
Ce que la littérature ne montre pas. Il n'existe pas de démonstration clinique randomisée et de forte puissance établissant une efficacité chez l'humain. Les études cutanées humaines existantes portent le plus souvent sur des formulations cosmétiques topiques, avec de petits effectifs, des durées courtes et des critères hétérogènes — elles ne se transposent ni à d'autres voies ni à d'autres concentrations, et la pénétration transcutanée du complexe intact reste elle-même débattue.
Deuxième zone d'incertitude : la dose-dépendance du cuivre, oligo-élément essentiel dont l'excès est cytotoxique par chimie de Fenton. La littérature souligne que le cuivre chélaté par GHK ne se comporte pas comme un sel de cuivre libre, mais le seuil au-delà duquel l'avantage s'inverse dépend du modèle cellulaire et n'est pas standardisé. Extrapoler une concentration d'un modèle à l'autre n'a donc pas de fondement.
Reconstitution : un exemple chiffré
Le flacon contient 50 mg. La reconstitution se fait à l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et autorise les prélèvements multiples. La solution obtenue doit être bleue — le contrôle visuel le plus immédiat de l'identité du produit.
Avec 2 mL d'eau bactériostatique dans un flacon de 50 mg :
- concentration obtenue : 50 mg ÷ 2 mL = 25 mg/mL, soit 25 000 mcg/mL ;
- sur une seringue U-100, 1 mL correspond à 100 UI, donc 10 UI = 0,1 mL = 2 500 mcg ;
- le flacon fournit 20 prélèvements de 10 UI.
Sur 50 mg, cette concentration est élevée et rend les petits volumes difficiles à mesurer. Un volume de solvant plus important est donc souvent retenu. Avec 5 mL : 50 mg ÷ 5 mL = 10 mg/mL, soit 10 000 mcg/mL ; 10 UI = 0,1 mL = 1 000 mcg, et le flacon fournit 50 prélèvements de 10 UI.
Le point qui piège le plus souvent : le volume d'eau ne change jamais la quantité de peptide dans le flacon. Passer de 2 mL à 5 mL divise la concentration par 2,5 et multiplie par 2,5 le volume à prélever pour une même masse ; la masse totale reste 50 mg.
Pour vérifier un autre volume ou une autre capacité de seringue, notre calculateur de reconstitution fait le calcul en direct et affiche la graduation à prélever.
Gestes à respecter : ajouter le solvant lentement le long de la paroi du flacon, laisser couler, puis rotation douce. Ni agitation vigoureuse, ni vortex — le cisaillement dénature les peptides.
Conservation
La poudre lyophilisée se conserve à -20 °C ou moins, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Non ouvert et conservé ainsi, le lyophilisat est stable sur plusieurs années.
Après reconstitution, stockage à 2–8 °C, à l'abri de la lumière : la durée de référence est de 28 jours. Pour une conservation plus longue, l'aliquotage en fractions congelées est préférable à des cycles de congélation-décongélation répétés sur le flacon principal.
Erreurs fréquentes en laboratoire
- Accepter une poudre blanche étiquetée GHK-Cu. Le complexe cuivre(II) est bleu. Une poudre blanche ou une solution incolore correspond au tripeptide nu, dont les mécanismes décrits ne sont pas les mêmes.
- Mélanger la solution avec de l'acide ascorbique ou un chélateur. Un réducteur fort ou un chélateur concurrent comme l'EDTA déplace le cuivre et défait le complexe.
- Utiliser de l'eau stérile pour un flacon destiné à des prélèvements multiples. Sans conservateur, la solution n'est plus protégée dès que le bouchon est percé plusieurs fois.
- Vortexer le flacon. L'agitation vigoureuse dénature les peptides. La rotation douce suffit.
- Transposer une concentration d'un modèle cellulaire à un autre. Le cuivre est dose-dépendant et cytotoxique en excès ; les seuils décrits ne sont pas standardisés entre modèles.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre GHK et GHK-Cu ?
Le GHK est le tripeptide Gly-His-Lys seul ; le GHK-Cu est ce même tripeptide complexé à un ion cuivre(II). La quasi-totalité des mécanismes rapportés dans la littérature concernent le complexe, pas le ligand nu. Ce sont donc deux produits distincts, malgré des noms proches.
Pourquoi la poudre est-elle bleue ?
La couleur vient des transitions électroniques d du cuivre(II) coordonné au tripeptide. C'est le contrôle visuel le plus immédiat de l'identité du produit : le complexe donne une poudre bleue et une solution bleue, tandis que le peptide nu est blanc à blanc cassé et donne une solution incolore.
À quoi sert le cuivre dans le complexe ?
Le motif N-terminal du GHK — glycine terminale, azote peptidique déprotoné et imidazole de l'histidine — forme un site de coordination qui chélate le cuivre(II) avec une affinité élevée. Le complexe est étudié comme vecteur de cet ion vers des enzymes cuivre-dépendantes telles que la lysyl oxydase et la superoxyde dismutase Cu/Zn.
Peut-on mélanger la solution avec de l'acide ascorbique ?
Non, c'est une incompatibilité documentée. L'acide ascorbique est un réducteur fort et déplace l'équilibre du complexe cuivre(II). Un chélateur concurrent comme l'EDTA produit le même effet en captant l'ion cuivre.
Existe-t-il des données cliniques humaines de forte puissance ?
Non. Le corpus est très majoritairement in vitro et préclinique. Les études cutanées humaines existantes portent le plus souvent sur des formulations cosmétiques topiques, avec de petits effectifs et des critères hétérogènes, et la pénétration transcutanée du complexe intact reste débattue.
Avec quoi reconstituer ce peptide ?
À l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et permet les prélèvements multiples. L'eau stérile simple ne convient pas dès lors que le flacon est percé plus d'une fois. La solution obtenue doit être bleue.
Quelle concentration obtient-on avec 2 mL d'eau bactériostatique ?
25 mg/mL, soit 25 000 mcg/mL, avec 10 UI = 0,1 mL = 2 500 mcg et 20 prélèvements par flacon. Sur un flacon de 50 mg, un volume plus grand est souvent retenu : 5 mL donnent 10 mg/mL, soit 1 000 mcg par tranche de 10 UI et 50 prélèvements.
Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?
28 jours à 2–8 °C, à l'abri de la lumière — c'est la durée de référence retenue pour une fiole reconstituée. Au-delà, l'aliquotage congelé est préférable aux cycles de congélation-décongélation répétés.
La pureté est-elle vérifiée par un certificat d'analyse ?
Oui. Chaque lot est contrôlé par HPLC avec une pureté ≥ 99 % et fait l'objet d'un COA d'analyse tierce, consultable pour le lot livré.
Dans quel cadre ce produit peut-il être utilisé ?
Exclusivement pour la recherche en laboratoire et in vitro. Il n'est destiné ni à la consommation humaine ou animale, ni à un usage diagnostique, thérapeutique ou cosmétique.
NEXUS Quality Standard
Chaque composé de recherche NEXUS est produit sous des procédures de contrôle qualité strictes. Chaque lot est soumis à des tests analytiques indépendants pour vérifier : identité du composé, précision de la teneur, pureté, sécurité microbiologique, niveaux d'endotoxines, dépistage des métaux lourds et traçabilité complète.
Réservé à la recherche en laboratoire. GHK-CU 50mg ne convient pas à la consommation humaine ou animale. Ni médicament, ni aliment, ni cosmétique. À manipuler par du personnel qualifié conformément à la réglementation applicable.