Gonadotrophine chorionique humaine, glycoprotéine hétérodimérique agoniste du récepteur LH/CG, employée dans les modèles d'étude de la signalisation gonadotrope et de la stéroïdogenèse. Flacon de 5 000 UI, poudre lyophilisée destinée à la reconstitution en laboratoire, certificat d'analyse tiers par lot. Réactif destiné exclusivement à la recherche en laboratoire, à l'exclusion de tout usage humain ou vétérinaire.
Domaines de recherche étudiés
- Signalisation LHCGR
- Modèles de stéroïdogenèse
- Études du corps jaune in vitro
Données techniques
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom | HCG (Gonadotrophine chorionique) |
| Dosage | 5000 IU |
| Séquence / composition | Hétérodimère glycoprotéique (α + β) |
| Poids moléculaire | ≈ 36 700 Da |
| N° CAS | 9002-61-3 |
| Cible / mécanisme | Récepteur LH/CG (LHCGR) |
| Forme | Poudre lyophilisée (sauf mention contraire) |
| Pureté | ≥ 99 % (HPLC) — voir COA du lot |
5 000 UI et non 5 mg : pourquoi l'HCG se dose en unités internationales
Première chose à corriger, parce qu'elle commande tout le reste : l'HCG n'est pas un peptide de synthèse. C'est une glycoprotéine hétérodimérique d'environ 36 700 Da, faite de deux chaînes non covalemment associées — une sous-unité α, commune à la LH, à la FSH et à la TSH, et une sous-unité β spécifique. Près d'un tiers de sa masse est glucidique, et l'hétérodimère dissocié perd son activité.
D'où la particularité du dosage : l'activité biologique d'une gonadotrophine dépend de sa glycosylation, variable d'une préparation à l'autre, si bien que deux échantillons de masse identique n'ont pas nécessairement la même activité. La quantité pertinente est donc une activité mesurée par bio-essai et calibrée contre un étalon international de l'OMS — ce que compte l'unité internationale.
Le piège en découle : aucune table de conversion universelle mg ↔ UI n'existe. Les préparations recombinantes hautement purifiées sont décrites autour de 250 µg pour 6 500 UI, quand une préparation urinaire moins purifiée exige une masse bien supérieure pour la même activité. Convertir « 5 000 UI » en milligrammes par une règle de trois n'a pas de sens : la seule référence est le bio-essai porté au certificat d'analyse.
HCG et LH : même récepteur, deux ligands
Les deux hormones activent le même récepteur, le LHCGR, ce qui ne les rend pas équivalentes. Leurs sous-unités β partagent une forte homologie sur les premiers résidus, mais celle de l'HCG porte en plus un peptide C-terminal (CTP) riche en glycanes O-liés terminés par de l'acide sialique. Ce CTP ralentit fortement la clairance rénale : la demi-vie circulante de la LH est décrite en dizaines de minutes, celle de l'HCG en dizaines d'heures — soit, en modèle in vitro, une stimulation soutenue là où la LH donne un signal transitoire.
La littérature décrit par ailleurs, sur ce récepteur unique, des profils de signalisation intracellulaire qualitativement différents selon le ligand. Assimiler l'HCG à « de la LH à action prolongée » est donc un raccourci que les données ne soutiennent pas entièrement.
Mécanisme d'action étudié
Le LHCGR est un récepteur couplé aux protéines G de classe A, à vaste domaine extracellulaire riche en répétitions leucine. La voie principale décrite est Gαs → adénylate cyclase → AMPc → protéine kinase A : la PKA phosphoryle CREB et la protéine StAR, qui transporte le cholestérol vers la membrane mitochondriale interne — étape limitante de la stéroïdogenèse, où le CYP11A1 le convertit en prégnénolone. Des branches Gq/phospholipase C et ERK/AKT sont décrites à occupation élevée.
Les modèles documentent en outre une désensibilisation puis une régulation négative du LHCGR sous stimulation soutenue : l'exposition prolongée ne donne pas une réponse proportionnelle à sa durée.
Ce que montre la littérature
L'HCG est l'un des agonistes du LHCGR les mieux caractérisés et sert de référence dans les modèles in vitro de stéroïdogenèse ; sa détection est aussi le principe des tests de grossesse, d'où l'existence d'étalons internationaux bien établis.
Des spécialités pharmaceutiques à base de gonadotrophine chorionique existent, prescrites et surveillées médicalement en médecine de la reproduction. Ces médicaments sont distincts du réactif vendu ici : fabriqués et contrôlés selon des exigences pharmaceutiques, leurs données cliniques ne qualifient en rien ce produit, qui n'est pas un médicament et dont l'usage humain est exclu.
Ce que la littérature ne montre pas :
- Aucune donnée soutenant un usage hors laboratoire : rien ne valide l'emploi de ce réactif en dehors de modèles expérimentaux.
- Une comparabilité limitée entre préparations : l'hétérogénéité des glycoformes fait que les résultats dépendent de la préparation employée.
- D'importantes différences d'espèces sur le LHCGR et sur la réponse stéroïdogène, qui limitent la transposition entre modèles.
Reconstitution : un exemple chiffré
Le flacon contient 5 000 UI d'activité. La reconstitution se fait à l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et autorise donc les prélèvements multiples.
Avec 2 mL d'eau bactériostatique dans un flacon de 5 000 UI :
- concentration obtenue : 5 000 UI ÷ 2 mL = 2 500 UI/mL ;
- sur une seringue U-100, 1 mL correspond à 100 UI de graduation, donc 10 UI de graduation = 0,1 mL = 250 UI d'HCG ;
- le flacon fournit 20 prélèvements de 10 UI de graduation.
Attention au piège de vocabulaire, propre à ce produit. Le mot « UI » désigne ici deux choses sans rapport :
- les UI de la seringue sont de simples graduations de volume : une U-100 est calibrée pour l'insuline à 100 unités par millilitre, donc chaque graduation vaut 0,01 mL, quel que soit le liquide prélevé ;
- les UI du flacon sont des unités d'activité biologique, définies par bio-essai contre un étalon international.
Lire « 10 UI » sur la seringue et en conclure qu'on a prélevé 10 UI d'HCG est l'erreur la plus fréquente sur cette molécule : ici, 10 graduations valent 250 UI d'activité, vingt-cinq fois plus. La seringue mesure un volume ; seule la concentration en UI/mL le convertit en activité.
S'ajoute le piège général : le volume d'eau ne change jamais la quantité de produit dans le flacon. Reconstituer avec 1 mL au lieu de 2 mL donne 5 000 UI/mL au lieu de 2 500 UI/mL — la même activité totale, dans un volume deux fois plus petit. Seul le volume à prélever change.
Pour vérifier un autre volume ou une autre capacité de seringue, notre calculateur de reconstitution fait le calcul en direct et affiche la graduation à prélever.
Gestes à respecter : ajouter le solvant lentement le long de la paroi, laisser couler, puis rotation douce. Ni agitation vigoureuse, ni vortex — le cisaillement dénature les protéines et, sur un hétérodimère non covalent, favorise la dissociation des sous-unités et la mousse.
Conservation
La poudre lyophilisée se conserve à -20 °C ou moins, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Non ouvert et conservé ainsi, le lyophilisat est stable sur plusieurs années.
Après reconstitution, stockage à 2–8 °C, à l'abri de la lumière : la durée de référence est de 28 jours. Pour une conservation plus longue, l'aliquotage en fractions congelées est préférable à des cycles de congélation-décongélation répétés sur le flacon principal.
Erreurs fréquentes en laboratoire
- Convertir 5 000 UI en milligrammes par une règle de trois. L'activité spécifique dépend de la préparation ; la référence est le bio-essai du certificat d'analyse.
- Confondre les UI de la seringue et les UI du flacon. Les premières sont des graduations de volume (0,01 mL sur une U-100), les secondes des unités d'activité. Seule la concentration en UI/mL fait le lien.
- Traiter l'HCG comme un équivalent de la LH. Même récepteur, mais un peptide C-terminal glycosylé supplémentaire, une demi-vie d'un tout autre ordre et des profils de signalisation décrits comme qualitativement différents.
- Ignorer la désensibilisation du LHCGR sous stimulation soutenue, suivie d'une régulation négative du récepteur.
- Utiliser de l'eau stérile pour un flacon à prélèvements multiples, vortexer, ou recongeler à répétition. Une glycoprotéine hétérodimérique est particulièrement sensible au cisaillement, à la mousse et à l'adsorption sur le plastique.
Questions fréquentes
Pourquoi l'HCG est-elle dosée en UI et non en mg ?
Parce que l'HCG n'est pas un peptide de synthèse mais une glycoprotéine hétérodimérique dont l'activité dépend de la glycosylation, variable d'une préparation à l'autre. Deux échantillons de masse identique peuvent avoir des activités différentes : la quantité pertinente est une activité mesurée par bio-essai contre un étalon international de l'OMS.
Combien de milligrammes représentent 5 000 UI ?
Il n'existe pas de réponse universelle, et c'est le point. L'activité spécifique dépend de la préparation : les recombinantes hautement purifiées sont décrites autour de 250 µg pour 6 500 UI, quand une préparation urinaire moins purifiée demande bien plus de masse. Seul le certificat d'analyse du lot fait foi.
Quelle est la différence entre l'HCG et la LH ?
Les deux activent le même récepteur LHCGR, mais la sous-unité β de l'HCG porte un peptide C-terminal supplémentaire, riche en glycanes O-liés terminés par de l'acide sialique. Ce CTP ralentit fortement la clairance rénale : demi-vie circulante décrite en dizaines de minutes pour la LH, en dizaines d'heures pour l'HCG.
Quel récepteur est ciblé et par quelle voie ?
Le récepteur LH/CG (LHCGR), un récepteur couplé aux protéines G de classe A. La voie principale décrite est Gαs, adénylate cyclase, AMPc et protéine kinase A, avec phosphorylation de CREB et de la protéine StAR, qui contrôle l'étape limitante de la stéroïdogenèse.
Les « UI » de la seringue sont-elles les mêmes que les UI du flacon ?
Non, et c'est la confusion la plus fréquente sur ce produit. Les UI d'une seringue U-100 sont des graduations de volume : calibrée pour l'insuline à 100 unités par millilitre, une graduation vaut 0,01 mL quel que soit le liquide. Les UI du flacon sont des unités d'activité biologique. Avec une solution à 2 500 UI/mL, 10 graduations valent 0,1 mL, soit 250 UI d'activité, et non 10.
Avec quoi reconstituer ce produit ?
À l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et permet les prélèvements multiples. L'eau stérile simple ne convient pas dès lors que le flacon est percé plus d'une fois. Le solvant s'ajoute lentement le long de la paroi, suivi d'une rotation douce.
Quelle concentration obtient-on avec 2 mL d'eau bactériostatique ?
2 500 UI/mL. Sur une seringue U-100, 10 UI de graduation correspondent alors à 0,1 mL et à 250 UI d'activité, ce qui donne 20 prélèvements de 10 graduations par flacon.
Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?
28 jours à 2–8 °C, à l'abri de la lumière — c'est la durée de référence retenue pour une fiole reconstituée. Au-delà, l'aliquotage congelé est préférable aux cycles de congélation-décongélation répétés.
Existe-t-il des médicaments à base de gonadotrophine chorionique ?
Oui, des spécialités pharmaceutiques existent, prescrites et surveillées médicalement en médecine de la reproduction. Elles sont distinctes du réactif vendu ici et contrôlées selon des exigences pharmaceutiques : leurs données cliniques ne qualifient en rien ce produit, qui n'est pas un médicament.
Quelle est la pureté annoncée et dans quel cadre le produit peut-il être utilisé ?
La pureté est de ≥ 99 % vérifiée par HPLC, avec un certificat d'analyse tiers par lot portant également l'activité en unités internationales. Le produit est réservé à la recherche en laboratoire et in vitro, par du personnel qualifié : ni consommation humaine ou animale, ni usage diagnostique ou thérapeutique.
NEXUS Quality Standard
Chaque composé de recherche NEXUS est produit sous des procédures de contrôle qualité strictes. Chaque lot est soumis à des tests analytiques indépendants pour vérifier : identité du composé, précision de la teneur, pureté, sécurité microbiologique, niveaux d'endotoxines, dépistage des métaux lourds et traçabilité complète.
Réservé à la recherche en laboratoire. HCG 5000 iu ne convient pas à la consommation humaine ou animale. Ni médicament, ni aliment, ni cosmétique. À manipuler par du personnel qualifié conformément à la réglementation applicable.