Coenzyme central du métabolisme énergétique cellulaire, utilisé comme composé de référence dans les modèles in vitro d'étude des voies des sirtuines et de la fonction mitochondriale. Flacon de 1000 mg, poudre lyophilisée haute pureté, ≥ 99 % HPLC vérifiée par analyse tierce. Usage recherche uniquement.
Domaines de recherche étudiés
- Métabolisme énergétique in vitro
- Voies des sirtuines
- Fonction mitochondriale
Données techniques
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom | NAD+ |
| Dosage | 1000 mg |
| Séquence / composition | Nicotinamide adénine dinucléotide |
| Poids moléculaire | ≈ 663,4 Da |
| N° CAS | 53-84-9 |
| Cible / mécanisme | Coenzyme du métabolisme énergétique cellulaire |
| Forme | Poudre lyophilisée (sauf mention contraire) |
| Pureté | ≥ 99 % (HPLC) — voir COA du lot |
NAD+, NMN ou NR : ce que change le choix du composé
Première mise au point : le NAD+ n'est pas un peptide. C'est un coenzyme, un dinucléotide formé d'un nucléotide à nicotinamide et d'un nucléotide à adénine reliés par un pont pyrophosphate. Le vocabulaire peptidique — séquence, acides aminés, dénaturation — ne s'applique pas ici ; la lyophilisation, la reconstitution et la chaîne du froid, si.
Le marché entretient une confusion entre trois composés de la même voie :
| NR | NMN | NAD+ | |
| Nature | nucléoside | nucléotide | dinucléotide |
| Masse molaire | ≈ 255,3 g/mol (base) | ≈ 334,2 g/mol | ≈ 663,4 Da |
| Groupes phosphate | 0 | 1 | 2 |
| Position dans la voie | deux étapes en amont | une étape en amont | produit final |
La voie de récupération les ordonne : le nicotinamide riboside (NR) est phosphorylé en NMN par les kinases NRK1/NRK2, puis le nicotinamide mononucléotide (NMN) est adénylé en NAD+ par les enzymes NMNAT, selon le compartiment cellulaire. Le nicotinamide libre rejoint la même voie via la NAMPT, étape décrite comme limitante.
Le raisonnement intuitif — « fournir directement le produit final doit être plus efficace » — est précisément le piège. Le NAD+ est volumineux et doublement chargé par ses deux phosphates, et la littérature décrit un franchissement médiocre de la membrane plasmique : le NAD+ extracellulaire est largement hydrolysé en NMN puis en NR par des ectoenzymes (CD38, CD73, NPP1) avant toute entrée. Ajouter du NAD+ à un milieu de culture revient donc souvent à délivrer ses propres précurseurs, après une dégradation que l'expérimentateur ne contrôle pas. Un transporteur direct du NMN, Slc12a8, a été décrit dans l'intestin murin, mais ce résultat reste discuté.
Le critère qui tranche est donc double : la charge et la taille, qui déterminent la voie d'entrée, et la position dans la voie, qui fixe le nombre d'étapes enzymatiques restantes.
Repère molaire calculé sur ce flacon : 1000 mg de NAD+ = 1,51 mmol, soit l'équivalent d'environ 504 mg de NMN ou 385 mg de NR en base libre. Comparer ces composés à masse égale n'a pas de sens — c'est en moles qu'ils se comparent.
Mécanisme d'action étudié
Deux registres distincts, qu'il est utile de ne pas confondre.
Registre redox. Le NAD+ est un accepteur d'hydrure : réduit en NADH puis réoxydé, sans être consommé. Ce cycle alimente la glycolyse (au niveau de la GAPDH), le cycle de Krebs et le complexe I de la chaîne respiratoire. Ce qui compte alors n'est pas la quantité absolue mais le rapport NAD+/NADH, qui fixe l'état redox du compartiment.
Registre consommateur. Trois familles d'enzymes clivent réellement le NAD+. Les sirtuines (SIRT1 à SIRT7) catalysent des désacylations dépendantes du NAD+ en libérant du nicotinamide — qui exerce en retour une inhibition par produit — et de l'O-acétyl-ADP-ribose. Les PARP le consomment pour la poly-ADP-ribosylation associée à la réponse aux dommages de l'ADN. La CD38, décrite comme un consommateur majeur, génère de l'ADP-ribose cyclique et du NAADP, avec une expression rapportée en hausse avec l'âge dans plusieurs tissus.
Compartimentation. Les pools nucléaire, cytosolique et mitochondrial ne s'équilibrent pas librement : l'isoforme de NMNAT propre à chaque compartiment y produit le NAD+ localement, si bien qu'une mesure sur lysat total masque les variations locales. Un axe plus récent concerne SARM1, NADase activée lors de la dégénérescence axonale.
Ce que montre la littérature
La littérature décrit une baisse des niveaux tissulaires de NAD+ avec l'âge dans plusieurs modèles animaux et certains tissus humains. C'est l'observation qui structure tout le champ — mais son ampleur varie fortement selon le tissu et, point souvent négligé, selon la méthode de dosage : quantification par LC-MS et cyclage enzymatique ne donnent pas les mêmes valeurs, ce qui rend les comparaisons inter-études fragiles. Dans les modèles cellulaires et animaux, la restauration des niveaux par des précurseurs est associée à une activité accrue des sirtuines et à des paramètres mitochondriaux modifiés.
Ce que la littérature ne montre pas. Les essais humains publiés portent très majoritairement sur les précurseurs (NR, NMN), pas sur le NAD+ lui-même. Ils établissent assez régulièrement une élévation du NAD+ sanguin, mais les critères fonctionnels sont inconstants d'une étude à l'autre, avec de petits effectifs et des durées courtes, et aucun essai randomisé de grande envergure n'établit un bénéfice clinique. L'administration directe de NAD+ chez l'humain est très peu caractérisée sur le plan pharmacocinétique. Enfin, l'idée qu'« augmenter le NAD+ » soit uniformément souhaitable est contestée : certains travaux notent que les cellules à prolifération rapide dépendent aussi de sa disponibilité.
Reconstitution : un exemple chiffré
Le flacon contient 1000 mg. La reconstitution se fait à l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et autorise les prélèvements multiples.
Avec 2 mL d'eau bactériostatique dans un flacon de 1000 mg :
- concentration obtenue : 1000 mg ÷ 2 mL = 500 mg/mL, soit 500 000 mcg/mL ;
- sur une seringue U-100, 1 mL correspond à 100 UI, donc 10 UI = 0,1 mL = 50 000 mcg, c'est-à-dire 50 mg ;
- le flacon fournit 20 prélèvements de 10 UI.
Sur 1000 mg, cette concentration est très élevée, proche des limites pratiques de mise en solution, et rend toute dilution ultérieure imprécise. Un volume de solvant plus important est donc généralement retenu. Avec 10 mL : 1000 mg ÷ 10 mL = 100 mg/mL, soit 100 000 mcg/mL ; 10 UI = 0,1 mL = 10 000 mcg, soit 10 mg, et le flacon fournit 100 prélèvements de 10 UI.
Le point qui piège le plus souvent : le volume d'eau ne change jamais la quantité de composé dans le flacon. Passer de 2 mL à 10 mL divise la concentration par cinq et multiplie par cinq le volume à prélever pour une même masse ; la masse totale reste 1000 mg.
Pour vérifier un autre volume ou une autre capacité de seringue, notre calculateur de reconstitution fait le calcul en direct et affiche la graduation à prélever.
Gestes à respecter : ajouter le solvant lentement le long de la paroi du flacon, laisser couler, puis rotation douce. Ni agitation vigoureuse, ni vortex. Point propre à ce composé : le NAD+ en solution est sensible au pH, décrit comme stable en milieu légèrement acide et dégradé en milieu alcalin — l'inverse du NADH. Pour un dosage enzymatique, une solution fraîchement préparée reste la référence.
Conservation
La poudre lyophilisée se conserve à -20 °C ou moins, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Non ouvert et conservé ainsi, le lyophilisat est stable sur plusieurs années.
Après reconstitution, stockage à 2–8 °C, à l'abri de la lumière : la durée de référence est de 28 jours. Pour une conservation plus longue, l'aliquotage en fractions congelées est préférable à des cycles de congélation-décongélation répétés sur le flacon principal.
Erreurs fréquentes en laboratoire
- Traiter le NAD+ comme un peptide. C'est un coenzyme dinucléotidique : sa dégradation en solution relève de l'hydrolyse et du pH, pas de la dénaturation d'une chaîne d'acides aminés.
- Comparer NAD+, NMN et NR à masse égale. Leurs masses molaires diffèrent d'un facteur allant jusqu'à 2,6 ; la comparaison n'a de sens qu'en moles.
- Ignorer la dégradation extracellulaire. En milieu de culture, les ectoenzymes CD38, CD73 et NPP1 hydrolysent le NAD+ ajouté avant toute entrée cellulaire : le composé effectivement internalisé peut être un précurseur.
- Préparer la solution en tampon alcalin. Le NAD+ est décrit comme dégradé en milieu alcalin, contrairement au NADH.
- Interpréter un dosage global comme une mesure du pool actif. Les compartiments nucléaire, cytosolique et mitochondrial ne s'équilibrent pas librement ; un lysat total masque les variations locales.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre NAD+, NMN et NR ?
Le NR est un nucléoside sans phosphate, le NMN un nucléotide à un phosphate, le NAD+ un dinucléotide à deux phosphates. Dans la voie de récupération, le NR est phosphorylé en NMN par les kinases NRK1/NRK2, puis le NMN est adénylé en NAD+ par les NMNAT. Le NAD+ est donc le produit final, les deux autres des précurseurs situés une et deux étapes en amont.
Le NAD+ est-il un peptide ?
Non. C'est un coenzyme, un dinucléotide de nicotinamide et d'adénine reliés par un pont pyrophosphate. Le vocabulaire des peptides — séquence, acides aminés, dénaturation — ne s'y applique pas, contrairement à la lyophilisation, à la reconstitution et à la chaîne du froid.
Pourquoi le NAD+ n'entre-t-il pas facilement dans la cellule ?
Parce qu'il est volumineux et doublement chargé par ses deux groupes phosphate, ce qui rend le franchissement de la membrane plasmique médiocre. La littérature décrit une hydrolyse du NAD+ extracellulaire par les ectoenzymes CD38, CD73 et NPP1 en NMN puis en NR avant toute internalisation.
À combien de NMN correspond 1000 mg de NAD+ ?
1000 mg de NAD+ représentent 1,51 mmol, soit l'équivalent molaire d'environ 504 mg de NMN ou 385 mg de NR en base libre. Comparer ces composés à masse égale est trompeur : leurs masses molaires vont d'environ 255 à 663 g/mol.
Que montrent les essais humains publiés ?
Ils portent très majoritairement sur les précurseurs NR et NMN, pas sur le NAD+ lui-même. Ces essais établissent assez régulièrement une élévation du NAD+ sanguin, mais les critères fonctionnels sont inconstants, les effectifs petits et les durées courtes. Aucun essai randomisé de grande envergure n'établit un bénéfice clinique.
Avec quoi reconstituer ce composé ?
À l'eau bactériostatique, qui contient de l'alcool benzylique et permet les prélèvements multiples. L'eau stérile simple ne convient pas dès lors que le flacon est percé plus d'une fois. Le NAD+ en solution est décrit comme stable en milieu légèrement acide et dégradé en milieu alcalin.
Quelle concentration obtient-on avec 10 mL d'eau bactériostatique ?
100 mg/mL, soit 100 000 mcg/mL. Sur une seringue U-100, 10 UI correspondent alors à 0,1 mL et à 10 mg, ce qui donne 100 prélèvements par flacon. Avec 2 mL seulement, on obtient 500 mg/mL et 20 prélèvements de 50 mg, une concentration peu commode à diluer.
Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?
28 jours à 2–8 °C, à l'abri de la lumière — c'est la durée de référence retenue pour une fiole reconstituée. Au-delà, l'aliquotage congelé est préférable aux cycles de congélation-décongélation répétés.
La pureté est-elle vérifiée par un certificat d'analyse ?
Oui. Chaque lot est contrôlé par HPLC avec une pureté ≥ 99 % et fait l'objet d'un COA d'analyse tierce, consultable pour le lot livré.
Dans quel cadre ce produit peut-il être utilisé ?
Exclusivement pour la recherche en laboratoire et in vitro. Il n'est destiné ni à la consommation humaine ou animale, ni à un usage diagnostique ou thérapeutique.
NEXUS Quality Standard
Chaque composé de recherche NEXUS est produit sous des procédures de contrôle qualité strictes. Chaque lot est soumis à des tests analytiques indépendants pour vérifier : identité du composé, précision de la teneur, pureté, sécurité microbiologique, niveaux d'endotoxines, dépistage des métaux lourds et traçabilité complète.
Réservé à la recherche en laboratoire. NAD+ 1000mg ne convient pas à la consommation humaine ou animale. Ni médicament, ni aliment, ni cosmétique. À manipuler par du personnel qualifié conformément à la réglementation applicable.